15 décembre 2006
Daniel Johnston - Lost & Found
On sait que ça fait un certains temps que Daniel Johnston n’enregistrer que les bases des ses chansons en studio puis laisse le bon soin au producteur du moment de s’occuper de l’habillage et des arrangements. Ce qui, pour moi, enlevait parfois/souvent le côté lo-fi si singulier et intéressant des interprétations de Johnston. Surtout quand l’homme derrière les manettes nous donnait un emballage trop léché et sirupeux. Ici, Brian Beattie a su garder le côté foutoir et bordélique qui fait tout le charme de l’œuvre de Johnston. Pas de synthé violoneux ni de guitare chorus et delay à fond mais une impression que les musiciens qui l’accompagne sont tout droit sorti de la fanfare du coin après une bonne nuit bien arrosée. Le son est rêche et rugueux, les instrument on l’aire déglingués et la batterie bien présente.
L’album s’ouvre sur le très rock et bien nommé Rock this Town où les guitares saturée accompagnent à merveille la voix éraillées de Johnston [tout comme sur Rock Around The Chrismas Tree]. Comme à l’habitude, cet album à son lot de chansons d’amour [Try Love, Mrs. Daniel Johnston, It’s Impossble et Wishing you Wel], psychédelique [Foolin’ et Squiggly Lines], expérimentale [Haunt] et ses influences Beatles [History of our Love]. Mais là où ça devient surprenant, c’est qu’il y à même une chanson country [Coutry Song, évidemment], des morceaux très fanfare [Lonely Song et Everlasting Love] et un magnifique Hip Hop nouille complètement barré [The Beales]. Grâce à cette variété de registres musicaux l’album, assez copieux, reste captivant du début à la fin. En résumé, ça faisait longtemps qu’un album de Daniel Johnston ne m’avait procuré autant de plaisir [depuis Fun en fait], je dois même avouer que je croyais ne plus être un jour touché à nouveau par l’artiste et pensais que le meilleur de son œuvre était déjà passé. Bienheureusement, je me trompais.
The Beatles
Everlasting Love
Le site officiel de Daniel Johnston : http://hihowareyou.com
