22 décembre 2006
M. Ward - Chinese Translation - Fox Rox
Allez ! On se fait plaisir....
Que c'est beau !
21 décembre 2006
Yo La Tengo reprend Dylan
On classe souvent Yo La Tengo comme étant un groupe de rock indépendant américain, je trouve ça très réducteur car leur musique, très riche d’influences diverses, est très variées. Ils sont capable de nous faire un rock bien noisy ou une pop sophistiquée et même de la country expérimental... Donc essayer de caser ce groupe dans une catégorie bien précise est très difficile et surtout inutile !
Ici j’ai déniché, je ne sais plus où sur le net, une fabuleuse reprise vaporeuse d’un morceau de Dylan figurant sur le célèbre Highway 61 Revisited. Je pense qu’il s’agit d’une BBC Session… Quoiqu’il en soit, l’interprétation de Georgia Hubley en vaut le détoure. Ils arrivent à donner à une chanson Rock/Folk un aire éthéré et mystique.
Yo La
Tengo - It Takes A Lot To Laugh It Takes A Train To Cry [Dylan Cover]
20 décembre 2006
Codeine - Atmosphere [Joy Division cover]
Parfois les Alchimies sont étranges, je n’aime ni le slowcore déprimante
de Codeine, ni la cold wave froide (tout aussi déprimante) de Joy Division mais
lorsque les premiers reprennent un morceau des seconds il se passe quelque
chose qui me fout la chaire de poule. Je sais que je vais me faire lapider par
tous les fans de Joy Divison [surtout qu’avec ce revival post-punk actuel c’est
hyper hype d’en être fan] et je les comprend ! Moi aussi, je hais tous ces
gens qui me disent que les chansons de Dylan sont meilleurs quand ce sont des
autres qui les interprètes. Mais désolé, Joy Divison, ça passe pas chez moi
[mais c’est un groupe que je respecte énormément]… et le plus étrange Codeine
non plus… Mais j’adore leur interprétation de ce morceau, plus lente et ‘atmosphérique’
[c’est d’ailleurs le titre de la chansons : Atmosphere]. C’est aussi
cette chanson de Joy Divison que John Peel a choisi de passer après l’annonce
de la mort du chanteur, Ian Curtis. C’est vrai qu’il y règne un sentiment de
requiem, un adieu musical impressionnant.
Codeine - Atmosphere sur A Means to an End: The
Music of Joy Division
19 décembre 2006
«Factory Girl»: Bob Dylan craint d'y être représenté d'une manière diffamatoire
Bob Dylan en a contre le film «Factory
Girl». Ce long-métrage laisserait entendre que le chanteur folk est
faussement responsable de la mort d'Edie Sedwick, la muse d'Andy
Warhol.
Les avocats de Dylan ont envoyé une lettre aux producteurs Bob Yari
et Holly Wiersma ainsi qu'au scénariste Aaron Richard Golub leur
demandant que le film ne soit pas lancé publiquement ni même projeté
avant d'avoir déterminé si Dylan y est présenté d'une manière
diffamatoire. Ils voudraient donc avoir la chance de voir le
long-métrage. Ils affirment que l'artiste s'inquiète à ce sujet,
rapporte la section «Page Six» du New York Post.
Segwick (Sienna Miller) était une protégée d'Andy Warhol qui est
tombée dans l'enfer de la drogue pour ensuite mourir d'une surdose de
barbituriques en 1971. Elle avait connu Dylan alors qu'elle vivait à
l'hôtel Chelsea. La légende veut qu'ils aient eu une liaison.
Le scénario original traitait de la supposée relation entre les
deux en utilisant le nom de Dylan. Il suggérait que Dylan avait laissé
tomber Sedgwick, ce qui avait entraîné la dépendance à l'héroïne de la
jeune femme et ultimement, son suicide, explique un avocat de Dylan,
Orin Snyder.
Toutefois, le nom de Dylan a ensuite été changé pour le nom fictif
de «Danny Quinn». Ce personnage se voudrait un amalgame de Dylan, Jim
Morrison et Mick Jagger. Snyder affirme toutefois que les critiques qui
ont vu le film reconnaissent évidemment Dylan. Une bande-annonce montre
le personnage, joué par Hayden Christensen, affublé d'une casquette et
d'un support pour son harmonica, deux marques de commerce de Dylan.
L'avocat du chanteur folk juge le personnage de Quinn potentiellement
diffamatoire à l'égard de son client. Selon l'avocat, que les cinéastes
aient changé le nom de Dylan pour en faire un personnage fictif ne les
protège pas contre une poursuite.
La compagnie Weinstein, qui va distribuer le film le 27 décembre, n'a pas émis de commentaire, tout comme Yari et Golub.
Source : www.showbizz.net | Julie Rheaume [AgenceNews]
Bob Dylan - Forever Young
Minor Threat
Il y a quelque jours, je parlais de Ian MacKaye et de son nouveau groupe
The Evens. Ca m’a donné envie de m’intéresser à son premier groupe, Minor
Threat, qui est à la base du mouvement Hardcore/Punk Straight Edge [Ne fume pas, ne bois pas,
ne baise pas. Au moins je peux penser]. MacKaye s’est toujours
défendu d’être l’instigateur de ce mouvement, même s’il rassemble ses propres
idées [il a toujours refusé que Fugazi soit dans un magazine qui faisait de la
publicité pour de l’alcool ou du tabac] et tire son nom d’une de ses chansons. Une
autre chanson du premier album du groupe, Out of Step, laissa sa trace dans la
philosophie Straight Edge : « Don't smoke / Don't drink / Don't fuck / At least
I can fucking think / I can't keep up / I'm out of step with the world. » (« Ne
fume pas / Ne bois pas / Ne baise pas / Au moins je peux p*tain de penser / Je
ne peux pas suivre / Je suis hors du coup avec le monde. »). Le « Je » dans ces
paroles, laissait supposer que quelques membres du groupe — en particulier Jeff
Nelson, qui aurait parfois fumé de la marijuana allaient à l'encontre de
l'opinion de MacKaye. Malgré sa courte durée de vie, Minor Threat a influencé
de nombreux groupes hardcore punks des années 80 et 90 avec ses chansons
rapides de courte durée mais toujours d'excellente qualité.
Minor Theat - Staight Edge
Minor Treaht - Out of Step
18 décembre 2006
Pinback : Nautical Antiques
Pinback est un groupe de San Diego, formé en 1998, résultant de la pause momentanée du groupe noise-rock Three Mile Pilot. En effet, Tobias Nathaniel et Pall a Jenkins, deux des membres de 3 Mile Pilot, ont créé Black Heart Procession et Armistead Burwell Smith IV, dernier membre de 3 Mile Pilot, a créé, avec Rob Crow, l’un des groupe Pop/Indé US les plus intéressant de la fin de 90’s : Pinback.
Dans leur pop sophistiquée aux enchevêtrements complexes, les chansons sont poussées à leur maximum et demandent plusieurs écoutes avant d’être décodés. Les basses et guitares se croisent, pendant que les mélodies, ni vraiment mélancolique, ni vraiment joyeuse, s’entrecoupent avec la rythmique si singulière. Le duo qui enregistre complètement Home Made, nous offre un son excellent qui renferme toute l'intimité d'un salon chaleureux ou d'une photo de famille. Parfois aérienne, parfois plus rentre dedans, la pop vaporeuse entre rock indé et folk lo-fi urbain de Pinback n’a rien à envier à personne.
Pourquoi est-ce que je vous parle
de Pinback ?
Ils ont récemment sortit un album, de face-B et démos, passé
quasiment inaperçu, Nautical Antiques.
Est-ce que cet album est vraiment
intéressant ?
- Si vous possédez, comme moi, tous
les singles et EP que le groupes a sortit, la réponse est non. De plus deux
morceaux figurent déjà sur l’édition européenne de leur premier album :
This is a Pinback CD [et oui, l’édition US ne comportait que 10 titres contre
12 pour l’Europe]. Il reste toujours les versions démo et full band [jouées par
le groupe de scène] qui ne sont pas inintéressantes.
- Si vous ne vous êtes cantonné
qu’aux albums, la réponse est un grand oui ! Dès les premières notes on a
l’impression de retrouver un vieil ami. Pinback a réussi en quelques albums à
instaurer un style singulier dans le paysage musical. Les morceaux sélectionnés
dates des deux premiers albums, si, en plus, vous aimez cette périodes, vous
serez ravi.
En résumé, les grands fans collectionneurs du moindre ep, seront déçu car ici aucune vraie rareté. Pour les autres, qui aiment l’œuvre de Pinback sans être des collectionneurs fous, seront bien contents de découvrir toutes ces petites perles mélodiques.
Pinback - Anti-Hu
Le projet de base était : deux basses, deux voix et une boîte à rythme. J’ai trouvé cette vidéo démo qui nous montre l’essence de l’esprit Pinback. J'adore quand les mélodies des deux basses s'entrecroisent, grandiose !
17 décembre 2006
Albert Hammond, jr. - Yours to Keep
Si le nom de Albert Hammond jr ne vous dit rien, il s’agit du guitariste frisé des Strokes. Il vient de sortir un album solo avec ses propres compositions (qui d’après ce que j‘ai lu avaient été refusées par les autres membres du groupe mais ça reste à vérifier). Ce disque ravira les fans des Strokes de la première heure, comme moi, avec son plus proche de "Is This it" que les dernières compos de Julian Casablanca. Plus proche sans en être la réplique exacte comme le deuxième Strokes. Et puis la voix est assez différente et plaisante. Un bon petit album frais, facile à écouter rempli d’une pop/rock légère et teintée des 80’s [mais pas le côté obscure des années synthé]. Il y a aussi un esprit bricolage et "home made" qui plane sur la production que j’apprécie énormément. Par moment, un léger goût sucré Beatles ou Beck vient délicatement se glisser ici et là entre deux notes. En bref, un album sans prise de tête à écouter cool et décontracté.
Albert Hammond, jr. - Bright Young Thing
16 décembre 2006
Violent Femmes
Dieu sait à quel point je hais les années 80 ! Mais grâce à Gnarls Barkley et à leur reprise de Gone Daddy Gone des Violent femmes, je me suis rappelé qu’il n’y avait pas que la pop synthétiquo-stérile de Duran Duran et Spandau Ballet et le Hard Rock à deux balle des Gun’s and Roses. Une poignée d’irréductibles, comme Violent Femmes, étaient les antipodes des stéréotypes eighties et nous offraient une musique fraîche et détonante. Une guitare, une basse acoustique, une caisse claire et la voix si particulière de Gordon Gano étaient les ingrédients explosifs du trio pour faire remuer les foules. Leur premier album reste un chef d’œuvre du rock et contient, à part la version originale de Gone Daddy Gone, l’exceptionnel Blister in the Sun [qui d’après ce que j’ai lu serait une ode à la masturbation] et bien d’autres perles. Cette album sortie en 1982 s’appelle tout simplement Violent Femmes et existe depuis 2002 en version deluxe double CD avec plein de versions démos et un live qui nous montre ce que pouvait être un concert des Violent Femmes à l’époque.
Violent Femmes - Gone Daddy Gone
Violent Femmes - Blister in the Sun
Et pour le fun, la video bien barrée des Gnarls Barkley
15 décembre 2006
Daniel Johnston - Lost & Found
On sait que ça fait un certains temps que Daniel Johnston n’enregistrer que les bases des ses chansons en studio puis laisse le bon soin au producteur du moment de s’occuper de l’habillage et des arrangements. Ce qui, pour moi, enlevait parfois/souvent le côté lo-fi si singulier et intéressant des interprétations de Johnston. Surtout quand l’homme derrière les manettes nous donnait un emballage trop léché et sirupeux. Ici, Brian Beattie a su garder le côté foutoir et bordélique qui fait tout le charme de l’œuvre de Johnston. Pas de synthé violoneux ni de guitare chorus et delay à fond mais une impression que les musiciens qui l’accompagne sont tout droit sorti de la fanfare du coin après une bonne nuit bien arrosée. Le son est rêche et rugueux, les instrument on l’aire déglingués et la batterie bien présente.
L’album s’ouvre sur le très rock et bien nommé Rock this Town où les guitares saturée accompagnent à merveille la voix éraillées de Johnston [tout comme sur Rock Around The Chrismas Tree]. Comme à l’habitude, cet album à son lot de chansons d’amour [Try Love, Mrs. Daniel Johnston, It’s Impossble et Wishing you Wel], psychédelique [Foolin’ et Squiggly Lines], expérimentale [Haunt] et ses influences Beatles [History of our Love]. Mais là où ça devient surprenant, c’est qu’il y à même une chanson country [Coutry Song, évidemment], des morceaux très fanfare [Lonely Song et Everlasting Love] et un magnifique Hip Hop nouille complètement barré [The Beales]. Grâce à cette variété de registres musicaux l’album, assez copieux, reste captivant du début à la fin. En résumé, ça faisait longtemps qu’un album de Daniel Johnston ne m’avait procuré autant de plaisir [depuis Fun en fait], je dois même avouer que je croyais ne plus être un jour touché à nouveau par l’artiste et pensais que le meilleur de son œuvre était déjà passé. Bienheureusement, je me trompais.
The Beatles
Everlasting Love
Le site officiel de Daniel Johnston : http://hihowareyou.com
14 décembre 2006
The Evens – Get Evens
The Evens, un autre des nombreux projets de Ian MacKaye (Fugazi, Minor Threat, ..) qui fait une pause à durée indéterminée avec Fugazi et se lance dans un combo duo guitare/batterie avec Amy Farina sa compagne. A l’instar des Whites Stripes, MacKaye est à la guitare (Baritone) et au chant et Farina à la batterie et au chant. Par contre, musicalement, rien à voir avec le Blues Hard Rock bordéliques des Rayures Blanches. On est bien loin aussi du Punk/Hardcore de Fugazi, la musique ici plutôt minimaliste et tintée de pop est emportée par le duo des voix qui s’accordent à merveilles avec le son gras et claquant de la guitare baritone de MacKaye et la batterie sèche et précise de Farina (tout l’opposé de Meg & Jack White). Ne vous attendez pas à une révolution dans le rock, certains disent même qu’il faut un certain temps pour entrer dans leur univers un peu trop minimaliste. Pour ma part, j’ai été séduit dés le premier album (The Evens - 2005) qui est assez similaire à celui-ci et que je vous recommande tout autant. Pour résumer ; pas de grosse distorsion sur la guitare, ni de voix vociférante à chaque couplet mais une musique dépouillée et intelligente soutenue par une rythmique quasi mathématique. La pureté de la musique.
The Evens - Dinner with the President

The Evens : Ian MacKaye & Amy Farina



