12 février 2007
Tap Tap - Lanzafame

Une chose que j’aime beaucoup faire entre la fin et le début d’année, c’est de parcours les tops musicaux. Je découvre en général que j’ai raté beaucoup de bons groupes. Et oui, je quittais déjà 2006 en disant : "Mauvaise cuvée !" Je me suis honteusement trompé…. La vague Arcade Fire, Clap Tour Hands Say Yeah et Wolf Parade a fait des émules. Certains parlerons de pales copies sans aucun intérêt, d’autres d’amuses gueules en attendant la sortie des ‘grands’ et les derniers de petits génies à mettre au même niveau que leurs frères. Pour ma part, il y a un groupe qui m‘a bien marqué, c’est Tap tap avec leur album Lanzafame. Ces anglais jouent leur musique sans se soucier des regards extérieurs. Ils se plaisent à chantonner leurs refrains avec ardeur et passion et ils sont tellement efficaces que les liens marqués s'effacent très rapidement.
Avec Lanzafame, Tap Tap étale une inventivité abondante et développe une écriture qui, avec une production lo-fi et approximative, parvient à libérer une émouvante puissance. Sa voix, profonde nous emporte dans des des contrées archi-connus et se pose sur des mélodies habilement construites. Mais Tap Tap déploie son talents avec tant d’intelligence qu'il en devient extrêmement ardu de résister aux onze voyages sonore que contient Lanzafame. Sur le morceau d'ouverture, on trouve une dose anormalement élevée de passion, cette grandiloquence quasi théâtrale et cette intensité qui vous prend aux tripes. Sur Lanzafame, les titres s'enchaînent et la qualité du disque ne s'estompe pas. Des petites perles de Rock 'fait maison' illuminent ce premier album et annihilent la majorité des défauts de production. Une très bonne surprise.
Tap Tap - 100,000 thoughts
15 janvier 2007
re-Mates of State (sans guitare !)
Mates of State - For the Actor (Live et sans guitare)
12 janvier 2007
Pavement | Belgique | 1992
09 janvier 2007
Mates of State
C’est en parcourant les nombreux top 2006 disséminés un peu partout sur le web que je suis tombé sur ce groupe qui m’a tout de suite tapé dans l’oreille. Mates of State est un couple/duo (et oui, encore un), situé à San Francisco, composé de Kori Gardner au chant et aux claviers et de Jason Hammel au chant et à la batterie.
Je qualifierais leur style d’Indie Pop sautillante qui fait la part belle aux harmonies vocales homme/femme, aux rythmes décalés et aux structures disjonctées. Les deux membres chantent avec beaucoup d’intensité, généralement dans des gammes supérieures à leur tessiture vocale, et souvent simultanément des mélodies différentes mais complémentaires. Les tempos sont presque toujours rapides, avec des rythmes ressemblant souvent à ceux trouvés dans la musique électronique ou la danse avec une pointe de punk ce qui donne une fantastique énergie aux chansons.
Mates of State - For the Actor
27 décembre 2006
Belle and Sebastian - Peel Session Christmas Special [12.18.02]
Circonstance oblige, voici une chanson de noël. J’ai choisi un morceaux traditionnel
[Twelve Days of Christmas] interprété par les écossais de Belle and Sebastian
lors d’une Peel Session de 2002. L’ambiance était assez joyeuse et bonne enfant,
vous entendrez Stuart Murdoc, le chanteur du groupe, n’arrivant pas à
poursuivre la chansons tellement il doit rire des sons bizarres des ses
acolytes. Bonne écoute et bonnes fêtes de fin d’années.
Belle & Sebastian - Twelve Days of Christmas
23 décembre 2006
Beck –> The Halo Benders –> Built to Spill
On peut dire que j’ai découvert Built to Spill par ricochet. En effet,
c’est grâce à Beck que j’ai pis connaissance de ce groupe alors qu’ ils n’ont
jamais joué ensemble. En 1995, Beck était LA nouvelle coqueluche du moment avec
son album Melow Gold. Puis est sorti, la même année, One Foot in the Grave, un
album de folk rock lo-fi plus intimiste. Il était produit et sorti sur le label
d’un certains Calvin Johnson qui chantait aussi dessus. Cette voix grave sortie
d’outre tombe me donna envie de m’intéresser au personnage. Je découvris qu’il
avait fait partie d’un groupe qui s’appelait Beat Happening et qu’il était
membre, avec un certains Doug Martsch, d’un autre groupe The Halo Benders. A la
fin de Treepeople, Doug Martsch se retrouvait sans groupe et fut contacté par
Calvin Johnson qui avait dissous Beat Happening pour enregistrer ensemble les
dernières compositions de Martsch, The Halo Benders était né. Je découvris
ensuite que Martsch avait aussi créé en
parallèle un autre groupe, Built to Spill, où il était le seul leader et
chanteur et pouvait donner libre coure à ses solos de guitares. Autre lien,
Scott Plouf qui participé à
l’enregistrement de One Foot in the Grave de Beck est le batteur de Built to
Spill. Pourquoi est-ce que je parle de tout ça ? Et bien, Beck vient de
sortir son nouvel album The Information et Built to Spill après 5 ans d’absence
vient de sortir You in Reverse. En écoute, je n’ai rien mis de ces deux albums
mais plutôt des morceaux de la périodes dont je parle.
Beck - Atmospheric Condition [One Foot in the Grave - 1995]
The Halo Benders - On a Tip [God Don't Make no Junk - 1994]
Built to Spill - Distopian Dream Girl [There's Nothing Wrong With Love - 1994]
22 décembre 2006
M. Ward - Chinese Translation - Fox Rox
Allez ! On se fait plaisir....
Que c'est beau !
21 décembre 2006
Yo La Tengo reprend Dylan
On classe souvent Yo La Tengo comme étant un groupe de rock indépendant américain, je trouve ça très réducteur car leur musique, très riche d’influences diverses, est très variées. Ils sont capable de nous faire un rock bien noisy ou une pop sophistiquée et même de la country expérimental... Donc essayer de caser ce groupe dans une catégorie bien précise est très difficile et surtout inutile !
Ici j’ai déniché, je ne sais plus où sur le net, une fabuleuse reprise vaporeuse d’un morceau de Dylan figurant sur le célèbre Highway 61 Revisited. Je pense qu’il s’agit d’une BBC Session… Quoiqu’il en soit, l’interprétation de Georgia Hubley en vaut le détoure. Ils arrivent à donner à une chanson Rock/Folk un aire éthéré et mystique.
Yo La
Tengo - It Takes A Lot To Laugh It Takes A Train To Cry [Dylan Cover]
20 décembre 2006
Codeine - Atmosphere [Joy Division cover]
Parfois les Alchimies sont étranges, je n’aime ni le slowcore déprimante
de Codeine, ni la cold wave froide (tout aussi déprimante) de Joy Division mais
lorsque les premiers reprennent un morceau des seconds il se passe quelque
chose qui me fout la chaire de poule. Je sais que je vais me faire lapider par
tous les fans de Joy Divison [surtout qu’avec ce revival post-punk actuel c’est
hyper hype d’en être fan] et je les comprend ! Moi aussi, je hais tous ces
gens qui me disent que les chansons de Dylan sont meilleurs quand ce sont des
autres qui les interprètes. Mais désolé, Joy Divison, ça passe pas chez moi
[mais c’est un groupe que je respecte énormément]… et le plus étrange Codeine
non plus… Mais j’adore leur interprétation de ce morceau, plus lente et ‘atmosphérique’
[c’est d’ailleurs le titre de la chansons : Atmosphere]. C’est aussi
cette chanson de Joy Divison que John Peel a choisi de passer après l’annonce
de la mort du chanteur, Ian Curtis. C’est vrai qu’il y règne un sentiment de
requiem, un adieu musical impressionnant.
Codeine - Atmosphere sur A Means to an End: The
Music of Joy Division
19 décembre 2006
«Factory Girl»: Bob Dylan craint d'y être représenté d'une manière diffamatoire
Bob Dylan en a contre le film «Factory
Girl». Ce long-métrage laisserait entendre que le chanteur folk est
faussement responsable de la mort d'Edie Sedwick, la muse d'Andy
Warhol.
Les avocats de Dylan ont envoyé une lettre aux producteurs Bob Yari
et Holly Wiersma ainsi qu'au scénariste Aaron Richard Golub leur
demandant que le film ne soit pas lancé publiquement ni même projeté
avant d'avoir déterminé si Dylan y est présenté d'une manière
diffamatoire. Ils voudraient donc avoir la chance de voir le
long-métrage. Ils affirment que l'artiste s'inquiète à ce sujet,
rapporte la section «Page Six» du New York Post.
Segwick (Sienna Miller) était une protégée d'Andy Warhol qui est
tombée dans l'enfer de la drogue pour ensuite mourir d'une surdose de
barbituriques en 1971. Elle avait connu Dylan alors qu'elle vivait à
l'hôtel Chelsea. La légende veut qu'ils aient eu une liaison.
Le scénario original traitait de la supposée relation entre les
deux en utilisant le nom de Dylan. Il suggérait que Dylan avait laissé
tomber Sedgwick, ce qui avait entraîné la dépendance à l'héroïne de la
jeune femme et ultimement, son suicide, explique un avocat de Dylan,
Orin Snyder.
Toutefois, le nom de Dylan a ensuite été changé pour le nom fictif
de «Danny Quinn». Ce personnage se voudrait un amalgame de Dylan, Jim
Morrison et Mick Jagger. Snyder affirme toutefois que les critiques qui
ont vu le film reconnaissent évidemment Dylan. Une bande-annonce montre
le personnage, joué par Hayden Christensen, affublé d'une casquette et
d'un support pour son harmonica, deux marques de commerce de Dylan.
L'avocat du chanteur folk juge le personnage de Quinn potentiellement
diffamatoire à l'égard de son client. Selon l'avocat, que les cinéastes
aient changé le nom de Dylan pour en faire un personnage fictif ne les
protège pas contre une poursuite.
La compagnie Weinstein, qui va distribuer le film le 27 décembre, n'a pas émis de commentaire, tout comme Yari et Golub.
Source : www.showbizz.net | Julie Rheaume [AgenceNews]
Bob Dylan - Forever Young

